24/04/2008

Eden



Croiser des regards, des êtres, vivants mais qui semblent parfois oublier la vie, mais y lire à chaque fois cette petite flamme, lueur éternelle qui semble briller en chacun.

La question.

Juste un point d'interrogation, une gigantesque virgule qui recherche sa conclusion, qui tend vers elle. Un souffle qui cherche son point, atteindre le but qu'il s'est fixé, de toutes ses forces. Nous sommes tous des questions, plus ou moins complexes. Passant notre vie à chercher la réponse, la conclusion. Petit transistor que je suis, je n'échappe pas à la règle, et comme les autres je calcule, cherche, encore et toujours, la réponse. Certains grillent, mais même ceux qui font bande à part n'y échappent pas. Et on cherche on cherche, on cherche, sans trouver.

Petits points d'interrogations aveugles. D'un point fixe nous pourrions soulever le monde. Nous pensions l'avoir trouvé, nous nous sommes trompés, et ce monde que nous nous évertuons à élever se casse la gueule. Moi je ne voulais pas tout ça. Etre heureux, c'est tout. Je ne veux pas connaître la réponse, la question me suffit. Chercher sans trouver me convient bien, mais je cherche comme les autres, me débattant dans mon ignorance, ma frustration de ne pas comprendre, ma frustration de ne pas pouvoir cesser.

Tout comme les shadoks pompaient, nous nous cherchons, sans même savoir ce que l'on cherche. Peut-être 42, après tout 42 c'est pas mal comme réponse, c'est vrai. Ou toi, toi c'est joli aussi. Mais tu n'es pas la réponse, tu es juste un autre caractère d'imprimerie, qui cherche de son côté. J'aime bien chercher avec toi, et malgré le fait de ne pas avoir le choix, j'aimerai tellement que nous ne trouvions jamais le point de notre interrogation, pour chercher, encore et toujours, ensemble.

On ne le dit jamais assez, mais je suis tellement heureux d'avoir été imprimé sur la même page que toi. C'est vrai, on aurait pu se louper d'un chapitre. Mais non, on est là, ensemble, sur nos lignes parallèles sans voir la suite de la phrase, sans voir venir la conclusion qui quoi qu'on fasse arrive. Mais même dans le noir, il apparait inéluctablement qu'il n'y a pas de 5éme destination. Ce n'est pas grave, même si cela ne peut pas durer, avec toi j'aurai trouvé mon eden. Merci.


19/04/2008

Check-up



Je me sens comme ça là. Difficile d'être plus précis. Envie d'appuyer sur le bouton pause, encore faut-il le trouver !


Huit vis

Au final c'est peut-être ça qui m'a fait le plus mal. Ces huit vis dorées, tout autour du cercueil, comme autant de barrières nous séparant. Huit vis pour sceller ton départ, huit vis pour ne plus te voir.

Huit vis... et deux tournevis Ikéa.

Amusant de voir comment les symboles sont forts. Il n'y a qu'avec huit vis que mon corps a vraiment réalisé ton départ.

Pendant ce temps là, mon cerveau anesthésié remarquait les tournevis, la lumière grésillante du funérarium, le papier peint immonde, la tristesse de mes proches... pas la mienne.

Et puis huit vis, et besoin de voir et de fuir en même temps.

Auparavant je t'ai bien sûr dit au revoir. Mais tu étais morte. Morte et froide. Jolie pourtant. Sur ta joue des larmes coulaient, ce n'était pas les tiennes bien sûr, mais cela contrastait tellement avec la paix sur ton visage. Sur la petite table à côté, la photo de ton mariage avec papy. Elle te suivra dans le cercueil. Il t'a manqué hein. Tu es avec lui maintenant. Quand on est retourné chez toi après, j'ai réalisé qu'en fait il n'était jamais vraiment parti.

Je n'avais pas compris que tu l'attendais, toujours, après tout ce temps. Ses fusils, les photographies, rien n'a dû vraiment bouger dans la maison aux fantômes pendant ces 26 années.

Arrivée à l'église du village. Plein de monde. Rapaces est le premier mot qui me vient à l'esprit. Je suis injuste. Pour la plupart ils sont vraiment tristes, ils ont le droit d'être ici. Mais pour une raison qui m'échappe ils me gênent. Je les insulte intérieurement, à croire qu'il leur fallait leur petite attraction de la semaine. Je suis peut-être un peu trop à fleur de peau, la plupart fait partie de la famille au final, même si je ne les connais pas.

Prières, chants, prières, chants, levez-vous, asseyez-vous. Toujours anesthésié, je remarque avec effarement que la plupart des prières ne sont pas pour toi, mais pour nous. Cette religion m'indispose, mais puisque tu y croyais j'y participe. Je galère cinq bonnes minutes pour allumer ce cierge, ma main tremble comme une feuille. Freddy s'en sort mieux au final, dire qu'il m'a demandé de l'aider parce qu'il ne se sentait pas capable. Son visage est ravagé. Niveau gestion des sentiments on a décidément toujours été aussi doués l'un que l'autre. Je remarque son bras droit trembler comme le mien. C'est de famille peut-être en fait.

Direction le caveau. Il fait froid, très froid. On touche une dernière fois le cercueil. En fait c'est juste du bois, froid, verni. Tu n'es déjà plus là. On lance une rose sur ce que mon cynique cerveau n'arrive pas à appeler autrement que le couvercle, et on laisse au tour-opérator/croque-mitaine le soin de refermer la tombe.

Lorsqu'on revient une heure plus tard, il fait bon. Tu vas être bien ici. Je me sens léger en fait. Très léger. Les oiseaux chantent, le vent souffle légèrement, et toutes ces fleurs sont si belles, appellent à la vie. Tu vas me manquer bien sûr. Mais je n'ai plus mal. Je crois.

Je vais me réfugier dans le noir quelques jours encore je pense. Mais ne t'inquiète pas. Je vais bien. Au revoir mamie.


10/04/2008

Maan haltija

Confus, le son me parvient à peine, dissonant, fatigué, usé. Les rouages semblent si lourds, rouillés, mais persistent dans leurs révolutions hésitantes. Le coeur épuisé bat, malgré tout. La volonté entraîne la mécanique, la mécanique épuise la volonté, chaque son se fait plus faible, infime vibration, souffle, râle ?

J'ai mal, et hagard je cherche l'origine de la souffrance, à la fois palpable et diffuse. L'air me semble solide, j'ai froid, je suffoque. Le ciel s'effondre, les villes se meurent, mes entrailles se tordent. Si mal.

Cet après-midi pourtant, je m'en souviens distinctement encore, un jeune homme a regardé le ciel bleu, avec l'infâme espoir de le graver à jamais dans sa mémoire. L'image d'un monde en paix, irradié de chaleur. Naïve tentative de retarder l'inéluctable.

Je ne tiendrai pas ma promesse, je meurs.


07/04/2008

Lost in translation

Encore un week-end, un de plus. La vie, c'est un peu une longue succession de week-end qui se finissent en attendant le suivant. Encore un retour par le train, j'aime ça au final. Rien de mieux pour finir un week-end qu'un départ en train. Ca ne laisse pas le goût d'inachevé des autres départs.

Le train, c'est fixer l'heure du départ, le choix de louper le coche ou non. Une mise à l'épreuve, qui te force à réagir vite, qui précipite les paroles telles qu'elles devraient être, libres.
Un regard qui en dit plus long que tout le reste, un effleurement de la main, parce qu'on ne peut pas s'embrasser ici.

Petit plaisir né de la frustration de ne pas te glisser mon au revoir dans ton cou. Un jour il n'y aura plus besoin d'au revoir... Je crois que je prendrai le train rien que pour la forme, pour le plaisir de revenir te voir. Je prendrai le train avec la même petite joie masochiste de celui qui met son réveil à 3 heures du matin pour le plaisir de se rendormir (oui je suis bizarre parfois).

Plus d'au revoir, cela me fait bizarre, je me suis toujours dit que lorsque tu me parlerais de ça il neigerait... bah arrivé à Lille c'était tout blanc. Wahou c'est pour de bon, j'ai pas rêvé ? Bah faut croire que non. C'est là que j'ai senti quelque chose sur ma jambe.

Un petit dinosaure vert essayait tant bien que mal de dégager sa patte coincée sous ma belle paire de pompes neuves (même pas trop chères !). Même pas contrarié, le petit lézard nettoie ses godasses, me regarde, vérifie que sa queue est toujours accrochée au reste et me demande :

"Où tu voudrais vivre toi ? Moi je veux vivre en Israël"

Alors là, je me suis dit c'est pas commun. Ce petit dino qui fait du pied aux messieurs, il a l'air gentil mais pas très réfléchi. Il va se faire kidnapper par des extrêmistes religieux qui vont le cuire à la broche ou le lobotomiser et le transformer en kamikaze dans une renault 5 bonne pour la casse.

Et là j'ai réfléchi un peu, quand-même, parce que ça m'arrive et surtout que j'avais été assez surpris par les images que j'avais eu d'un pays qu'au fond je ne connais même pas. Aurai-je malgré moi été contaminé par les images du 20h ? Il doit bien y avoir des gens qui sont heureux d'y vivre dans ce pays. Alors effectivement, ce n'est pas lieu le plus sûr de la planète, mais la voiture brûlée à cent mètres de chez moi rend tout à coup cette notion très relative. Là-bas il y a des fanatiques religieux ? Mon voisin ancien légionnaire adepte du coran et de la machette me laisse à penser que ce n'est pas le pays qui fait la religion, et pas forcément la religion qui fait le fanatique (quoi que... tout religion me semble être une forme de fanatisme à mes yeux, mais c'est une autre histoire).

N'empêche que le petit lézard n'y voit que de bons côtés, amoureux qu'il est de cette terre lointaine, mais moi je ne peux m'empêcher de penser que c'est vraiment étrange pour un petit dinosaure né sur la terre de la liberté de rêver de partir dans un pays qui me rappelle tant la fascination morbide de l'humanité pour l'obscurantisme.

On peut dire ce qu'on veut de la France, c'est quand même le pays des droits de l'homme que diable ! Le pays où je n'ai pas le droit d'aimer, où je n'ai pas le droit d'être heureux, le pays où je n'ai pas le droit de fonder une famille. Méritons-nous encore notre titre ? Je nous trouve relativement auto-suffisants. Il fait bon vivre ici, mais nous avons cessé d'être ceux qui défendent les droits élémentaires de l'être humain. Alors on peut se marrer en regardant les autres pays, mais en Israël, pays lointain de fanatiques poseurs de bombes ou l'insécurité règne en maître absolu, bah y a des couples homos qui adoptent des enfants. Y a des spots diffusés à la télé pour expliquer que j'ai le droit de vivre sur cette planète. Certes, ce n'est pas le paradis sur terre, au contraire. Mais ils font des efforts... eux.

Le petit reptile continue de gambader à côté de moi, tout à son projet farfelu. Et soudain je lui demande : pourquoi Israël ?

"Parce que je sens qu'ici c'est pas chez moi, et là-bas ça l'est"

Il semble tellement sûr de lui que ça semble être l'évidence même. C'est chez lui. Il apprend l'Hébreu, écoute des chansons de là-bas. Il a le mal d'un pays que finalement il ne connait pas tout en l'aimant. Et j'ai trouvé ça beau.


Ce matin, il y avait encore un tout petit peu de neige sur ma gouttière. Elle résiste, comme pour me rappeler, que non, ce n'est plus un rêve. Je ne sais pas encore où c'est chez moi, mais je sens que chez moi c'est avec toi. Peut-être au fond es-tu mon Israël à moi ?


27/03/2008

World is beautiful

Au hasard de mes pérégrinations sur internet, j'ai trouvé ça. Une vidéo dans laquelle, avec votre souris, vous pouvez faire pivoter la caméra et regarder où vous voulez. Bah je trouve ça terriblement bluffant. Quand j'étais petit, la 3D était toute laide, les voitures électriques c'était un fantasme, les éoliennes rarissimes, les jeux vidéos terriblement basiques... Et c'était déjà si bien. Finalement peut-être que tout ira bien :)

26/03/2008

Du gris


Gris plomb, gris vért érgint, gris d'fér
- Si j'mins, tu voès, j'vas in Infér -
J'sus seure éq tous les gris du monne
I s'értrouv'té din la Baie d'Sonme.

Y a des piots nuages éd boin temps,
Quasimint gris, quasimint blancs,
Qu'éch vint, din s'coursé vacabonne,
Il éflèpe, pi qu'il abandonne...

Mais quante i s'invironne, éch temps,
Ch'est du gris sombe, lourd, émnaçant,
Qu'il éclate in méchantes grinchèes :
O s'creurouot quante él vrépe i tchèt.

Y o tout plein d'gris din chés nuèes :
Pérle, èrdoése, meume él gris chindrè
Qu'chés jonnes romieux l'ont dsu leus ailes...
... L'gris-beige étou, d'chés pieutes teurtrélles.

Din chés hérbus vért-érgintè,
- Doù qu'chu ho d'bérbis étreumè,
Trantchille, à tchoeur éd jour i poaiche,
Intré les ieux qu'la mér al laiche -

Ch'lilas-d'mér étou il est gris,
Mais d'un gris-mauve, conme adouchi.
Quante o ll'érbèe, in vnant dé loin,
Ch'est conme des taques éd vieil-érgint.

Pi quante o tchitte él bord éd mér,
Qu'o rinte un molé din chés térres,
O peut vir les flèpes éd feumèes,
Grises étou, d'chés camieux brulès.

Elizabeth Manier

24/03/2008

Lovesongs

Week-end, campagne, froid ? Même pas.
Soleil, neige, vent, neige, soleil, nuit, jour, tout s'enchaîne, vite, trop vite, le temps de ne rien faire, je suis déjà dans le train du retour.

Avec cette chanson dans la tête, à réfléchir à des choses sans rapport.

Lovesongs, they kill me,
They kill me, now.
..

Les nuages défilent, le soleil décroît déjà, mais mes pensées restent bloquées sur mon après-midi.

Une heure, je n'ai passée qu'une heure avec toi. Ce qui m'a choqué quand je suis entré dans la maison, c'est ton visage. Vieux, fripé, maigre, si maigre. Tu as perdu énormément de poids depuis la dernière fois. Et tout le monde papote, joyeux brouhaha. Il me semble apercevoir du sang sous ta narine droite. Comme les autres, je reste naturel. C'est dur.

Tu me parles, mais je t'entends mal. Je réponds, à côté de la plaque peut-être. Qu'importe, j'ai croisé ton regard, et j'ai vu le reflet de la pièce, peuplé de fantômes et de grands enfants. Pour toi plus que quiconque, cette maison doit te sembler si vide maintenant, comment fais-tu ? Je quitte ton regard, gêné d'y avoir vu le peu de détresse que ta fierté n'a pas réussi à masquer. Apparemment, tu es fatiguée. Ton fils te porte jusqu'au lit, et te borde. Je ne l'avais jamais vu faire cela avant, où alors cela ne m'avait pas tant marqué. Je ne me sens pas à ma place, mal à l'aise. Je n'ai pas le temps de rester, l'horloge inexorable annonce l'heure du départ.

Je m'approche du lit, pour te dire au revoir. Tu as l'air si fragile. Toi fragile ? Une part de moi trouve cela si improbable, en d'autres circonstances je crois que je rirais... Tu me reposes une question... Je n'entends toujours pas, pourquoi je ne t'entends pas ? Tes lèvres ont bougé, le son est sorti, mon cerveau n'interprète rien... Que se passe-t-il ? J'attrape un œuf en chocolat et je fais le con. Ca je sais faire. Tu souris, et là comme au ralenti, j'entends distinctement tes paroles.

"J'espère que la prochaine fois ça ira mieux"
"Moi aussi j'espère" Que je réponds. Rien trouvé de mieux. Est-ce des adieux ? Pourquoi ai-je soudainement cette impression curieuse d'être loin de mon corps et de voir un automate dire au revoir à ma grand-mère ? Pourtant je suis encore dans tes yeux. Et là je vois que tu as pensé la même chose que moi. Cette incertitude. Le même ton que lorsque j'ai entendu il y a si longtemps
"Bonjour mon poussin"

M'enfuir, vite, changer d'air avant d'entendre le hurlement de douleur qui bourdonne encore dans ma tête d'enfant. On expédie les au revoir, je suis à l'air libre. Redoutant un cri... rien... Le passé ne se reproduit pas.

Lovesongs are killing me,
Are killing me, right now...


Je suis un monstre, un trouillard, je ne sais même pas ce que je suis. Je prends mon train en espérant me faire des films, comme d'habitude.

S'il te plait, fais moi mentir, reste encore avec nous. Ce serait injuste que tu partes. Tu es une bourrique, l'une des personnes les plus têtues de cette planète, et pourtant tu m'as si bien accepté... après une prise de bec mémorable certes, mais je ne suis pas ton petit-fils pour rien...
Qui dira à Kristof qu'il a encore grossi si tu t'en vas ?


Il est tôt, beaucoup trop tôt. Je ne suis pas encore prêt. Je suis égoïste, j'assume. Je veux pouvoir être triste quand tu partiras. Je me fous que les autres partent, pour toi je veux être triste, ne pas être un automate, ne pas hausser les épaules et passer à autre chose comme je le fais d'habitude. Laisse moi le temps d'être triste...


18/03/2008

Et soudain ...

de battre mon coeur s'est arrêté.


Après j'ai pensé à toi, et ça allait mieux...

17/03/2008

Quoi de neuf docteur ?


Tout d'abord, mon lapin aime les carottes... Oui oui Okin en grignote au moins une par semaine ! (l'original ne s'en remettra pas !) Sauf que soit je suis un obsédé complet, soit la cawotte de ce soir... bah euh... elle filerait des complexes à pas mal de monde... Du coup j'hésite à lui donner... Mon lapin est pas pédé !

Trêve de plaisanterie, si vous voulez vous mettre dans l'ambiance musical de cet article, il va falloir écouter ça en même temps. Oui je sais, ça va faire mal à certains mais bon, c'est tout à fait dans le contexte. Un peu de courage que diable ! Et pis moi je la trouve jolie cette chanson :)

Tout ça pour que c'est officiel, je fais mes valises et dis au revoir au support d'A******, c'est une page qui se tourne. J'enterre donc définitivement l'ancienne équipe et laisse la nouvelle prendre son envol, je les surveillerai de loin quand-même :)

De toute façon je ne parvenais pas à oublier l'ancienne équipe malheureusement disloquée. Mais la page est tournée maintenant, j'ai un nouveau taf qui me plait, et j'ai bien l'intention d'assurer !
Si j'ai le courage je vous en dirai plus une autre fois, mais ne t'inquiète pas petit blaireau, c'est pour ton bien, le grand méchant Sept ne traîne pas loin.

J'ai quand-même vécu cette journée dans un mélange de nostalgie et de joie. Très bizarre comme sensation. Je suis peut-être un peu trop paternaliste avec cette bande de gamins qui sont quasiment tous plus vieux que moi. Et puis je continuerai à les traiter de noobs, parce qu'ils le valent bien...

Bref, les p'tits, je vous dédicace cette chanson, elle vous va bien, et rendez-vous le midi sur BF2 pour une petite tuerie entre amis :)

V7.5 lancée !

13/03/2008

Prepare yourself II Ex + alpha

Je m'excuse par avance de cet excès de fan-boy complètement assumé, mais il faut se mettre à ma place. Quand j'ai vu les premières images de Street Fighter IV, j'ai eu peur, vraiment. La 3D n'a jamais vraiment réussi à la série (même si les épisodes EX avaient de bonnes idées), et les premières images... je les ai trouvées moches, tout bêtement. Mais voilà, cette animation, c'est de la folie. Et le trailer, qu'en pensez-vous ?


Bah là il est complètement moche, parce qu'il faut le regarder avec une meilleure résolution, et là, bah t'as envie de pleurer, tout bêtement, tellement c'est brutal et poétique. Si vous voulez le voir de plus près, zyeutez ici. Il y en a un autre qui traîne et qui présente un combat entre Chun Li et une nouvelle mystérieuse demoiselle, mais les screeners, c'est moche et ça me frustre. Capcom fait fort, très fort, ça c'est du pur teasing, et je tombe dedans, j'en redemande même.


Allez, je fais mon kéké jusqu'au bout : tiendez, v'la des zolies images.

12/03/2008

Prepare yourself

On me dit souvent que je suis un mec sensible, et c'est vrai je pense. J'suis pas une chochotte, mais j'ai au fond de moi un petit coeur qui bat pour de vrai, qui ressent les choses, qui souffre aussi...

Bon heureusement je cache tout ça derrière un mental d'acier, une vision du monde froide et implacable, wep, ch'uis un pnj, mais moi j'assume. Pour être un homme, faut respecter le gamin qui est au fond de soit, même si parfois on l'enferme dans la cave et on jette la clé.

Et même si le monde est beau, si les fleurs nous émeuvent, qu'un battement d'ailes de papillon fait s'envoler nos tempêtes intérieures, on est du moins dans ma tête, des hommes, des vrais, des purs, des durs, des tatoués.

Et justement parce que ce monde est beau, parce que les fleurs s'envolent au gré de mes tempêtes intérieures qui soufflent les papillons, je serai froid et sans pitié. Tout être entrant dans l'arène est un adversaire que je respecte et que je vaincrai. Pas de questions, juste un regard d'estime et de confiance. Je vais te poutrer la gueule, et t'as intérêt à ne pas te laisser faire. La victoire est belle quand on donne tout. Après tout, ce n'est qu'un combat de techniques et de réflexes, la vraie lutte est dans sa tête. Et là aussi, je vaincrai.

Qui entrera dans mon arène ? :)




05/03/2008

Petit blaireau

Je m'étais promis de ne pas parler de D**** ici. Ce jeu, c'est mon quotidien, il est tentaculaire, j'ai parfois l'impression qu'il est partout. J'ai ma vie à moi, bordel ! Mais c'est, et ça fait bizarre de l'admettre, une grosse partie de mon existence actuelle.

D**** m'a permis de vivre des choses sublimes, sincèrement, avec des gens géniaux, de réaliser certains de mes rêves. Il m'a aussi permis de voir à quel point ce monde est infect, à quel point la confiance ne signifie plus rien pour les gens, à quel point la jeunesse est désoeuvrée et sans valeur.

Et puis il y a toi, petit blaireau. Je te côtoie tous les jours, sous de nombreux patronymes. Je te hais, régulièrement, tant ta faculté à te foutre dans la merde tout seul est exaspérante, tant ton vocabulaire et tes paroles me montrent la déchéance de notre société. Tu m'horripiles à contourner tous les conseils, toutes les règles que je te donne, et qui n'ont pourtant pour seul but que de te protéger et de passer un bon moment, ce qui est le rôle de tout jeu : apprendre et se distraire.

Je te demande pardon, petit blaireau, de ne pas pouvoir faire plus. J'aimerai tellement te protéger de tous ces connards dont tu fais pourtant si souvent partie, protéger cette naïve étincelle d'enfance que j'entre-aperçois si souvent entre les lignes de tes messages brouillons et illisibles. Te protéger du cynisme de ce monde, de la connerie humaine, de ton naufrage personnel. Pardon, mais je ne peux pas.
Je ne peux que te dire de faire plus attention, te conseiller de vider ton cache, même si parfois ma seule envie est de te donner un tricycle et de te mettre en sens inverse sur une autoroute allemande.

Tu me pourris mes journées. Jour après jour, tu grignotes ma patience à t'aider. Petit blaireau, tu es la bestiole la plus auto-destructrice que je n'ai jamais rencontrée. Et bien souvent, entre tes cris d'incompréhension, d'insultes aussi, je distingue ta solitude, le spectre des parents qui ne comprennent malheureusement pas qu'ils te pourrissent. Et alors, j'ai envie d'attraper le clavier et d'exploser l'écran, de te chopper par les épaules et de te secouer... Réveille-toi !

Et parfois, dans ton courrier, dans ta détresse aussi, tu m'envoies des choses sublimes, des petits instants de beauté, des fragments d'innocence, qui me laissent rêver que le monde ira mieux un jour.

Merci pour ça, petit blaireau.


Nous sommes sincèrement désolé de la gêne occasionnée, merci de votre compréhension, et bon jeu à vous.


02/03/2008

VOTRE VIE EST UN ECHEC. APPUYEZ SUR RESET.


Après tout, dans la vie ... On peut repartir à zéro autant de fois que l'on veut.


Hier soir

J'étais pas bien. J'avais pas envie de rentrer chez moi, et tout faisait que je devais le faire.
Rien d'intéressant au théâtre, le ciné était bondé... J'ai fait une razzia de manga et de films histoire de décompresser un peu.

Et j'ai découvert quelques petites merveilles.

"Duds Hunt" et "Reset" de Tetsuya Tsutsui : graves, froids, avec une belle lueur d'espoir à la fin sur Reset. D'excellents one-shot qui vont me faire garder un oeil sur cet auteur. Vraiment du très très bon, une thématique organisée sur la condition de l'homme et la portée du jeu. Brillant, tout simplement.

En film, Roméo+Juliette, je ne l'avais pas, il me le fallait. Mise en scène efficace, survoltée, intelligente. J'aime ce réalisateur, sa composition des images et du son est un délice pour toute personne effectuant un minimum d'analyse.

Ensuite Ethan Green, une comédie d'homosexuels pour les homosexuels, c'est du trivial, ça vole pas très haut, mais ça fait du bien et au final ça marche plutôt bien. Ca c'est un film à chocolat quand on est tout seul.

Enfin, ma petite révélation, La traversée du temps. Un animé extrêmement bien réalisé, au scénario soigné, qui questionne la relation des êtres humains en pleine construction sur l'avenir. Oui, là où j'en suis, exactement. Bah c'est beau, c'est poétique, bien pensé, émouvant, nostalgique. Je vais le re-regarder ce soir probablement, si j'ai fini de bosser...

25/02/2008

Cette nuit

... je dors encore sur mon canapé, parce que mon lit là-haut est trop grand, je m'y perds, et que lorsque je dors en boule en bas, j'ai l'impression que tu dors derrière moi ...

24/02/2008

VICTOIRE !


Vous serez probablement ravi d'apprendre que j'ai réussi à déboucher mes toilettes.
C'est bête à dire, mais je suis fier de moi.

...

Bon bah je peux retourner bosser...

23/02/2008

La minute égocentrique


J'suis crevé, j'ai pas dormi dans mon lit cette nuit, angoisse de la page blanche ... Ch'uis naze.
J'ai tout le plan en tête, mais dès que je suis devant le clavier... Nada. Alors on se change vite fait les idées, rien qui sort.
J'ai une tête de déterré, j'ai carburé toute la nuit au kiri et au jus d'orange...
Okin a cru que c'était la fête, du coup il a balancé sa litière dehors, fait un boucan d'enfer... Si ça avait été un chat il aurait fini à la porte. Enfin il était là pour les câlins, ça fait du bien.

Je veux un calin.

Mon royaume pour un calin.

Mon canapé ressemble à un camp de réfugiés politiques (je dis ça et je sais même pas à quoi ça ressemble un camp de réfugié politique en forme de canapé...), et j'ai vraiment l'air complètement con avec mon bonnet de nuit sur la tête. Mais ça me réconforte.

J'ai aussi eu ma minute "câlin sur flokati"... Wé j'ai pété un câble toute la nuit à écouter de la musique en boucle... Faut vraiment que je renouvelle ma playlist, et en voulant changer de station de radio j'ai plus que du grisouillis. J'en ai marre ça avance pas et ça me rend vulgaire...

Je me supporte pas quand je suis vulgaire

Je ressemble à rien, je fais rien j'avance pas.

PUTAIN QU'EST-CE QUE JE BRANLE ! BOSSE CONNARD !

J'en peux plus, j'ai plus de jus, mes doigts sont paralysés devant le traitement de texte, alors que dans ma tête tout est là, en ordre. Et c'est bien la première fois...

J'ai mal au crâne, mais c'est plus l'heure de se reposer, je me suis endormi comme une merde sur mon canapé devant l'ordi, ça avance pas.

Qu'est-ce qui cloche chez moi ? Je veux être tout seul pour bosser mais j'ai jamais eu autant besoin de voir du monde.
Mais faut que je bosse, et les autres me gênent pour ça.

Me faut un câlin.

Je veux bosser dans tes bras. Fais chier t'es pas là. De toute façon bosser dans tes bras c'est pas possible, t'es qu'un obsédé. J'aime ça.

Pfiou allez faut que je bosse, que je bosse, que je bosse... ALLEZ BOSSE BOULET !

21/02/2008

Uneraseable sin

J'ai toujours été plus efficace dans l'urgence, il faut croire que cela me stimule. Les situations borderline, plus abracadabrantes les unes que les autres, j'ai su jusqu'ici les enchainer avec brio, comme si elles étaient réglées dans un script qui m'échappe.

Il y a des gens qui s'ennuient dans leur vie, ce n'est pas mon cas. Il m'arrive de penser que c'est mon karma qui cause tout ça. Ma vie précédente a dû être très très longue et chiante, pour m'imposer un rythme pareil.

L'avantage, c'est que si un jour on doit faire une biographie de moi, vu mon incroyable personnalité et mon immense talent cela viendra tôt ou tard, et bien il y aura de la matière pour plusieurs tomes.

A quoi bon lutter, si je me retrouve tellement dans les tas de pixels humanoïdes, ce n'est pas pour rien, et de toute façon je me plais à penser que la part inconsciente de mon être qui provoque tout cela est un scénariste fantastique, doublé d'un metteur en scène de génie. J'envie le talent de mon inconscient, il est capable de me faire croire n'importe quoi, et je serai bien en peine de l'égaler. Je suis bon spectateur, cela doit l'aider pas mal aussi, mais il faut dire ce qui est : la mise en scène de mon existence est quasi-parfaite, on n'y voit que du feu.

Un bon petit film que je conseille donc, mais la salle est déjà quasi-bondée, dépéchez-vous de saisir les dernières places !

Enfin, il y a un petit défaut quand-même... pas assez de temps morts. Laisse un peu souffler le spectateur, ce n'est pas agréable d'être en apnée pendant toute la séance ...


18/02/2008

Vanishing point

Toutes ces lignes, ces si petites courbes sinueuses, si infimes, si émouvantes dans leur fragilité, se nouant dans ma main pour savoir ce qu'elle deviendra. Frapperas-tu ? A mort ? Caresseras-tu ? A vie ?
Petit fragment d'un autre moi hypothétique, pourquoi me rejoins-tu aujourd'hui pour me hanter alors que tu n'es pour le moment qu'un avenir ?

Les planètes s'alignent, les astres entrent en conjonction, toutes les voies, tous les possibles, se noueront bientôt devant moi. Quels liens trancherai-je ?
Tout ce qui doit advenir arrivera, je le sais, mais c'est maintenant que j'aiguise les lames qui me séparent de mes rêves, ou de mes cauchemars.

Top, je lance la pièce. Pile ou face ? Elle court sur le sol, décrivant des cercles de plus en plus concentrés, rebondit sur les aléas du carrelage. L'assemblée de miroirs retient son souffle, guettant la sentence. La pièce reste sur la tranche, mais vacille, au centre de la gigantesque toile d'araignée de tous les possibles, alors même que la gravité prend une petite pause clope.

Génocide de reflets dans 10 jours ...