15/01/2009

Fuck the monster


X Y Y X X X X X Y Y X X X X Y Y
Avec le bon timing ça permet d'envoyer un barbare en l'air et de l'enchainer à travers tout l'écran, non seulement il est mort, mais en plus c'est la classe.
Maintenir la gâchette droite, Y pour faire tomber une pluie de flèche puis gâchette droite + B dans la foulée pour lancer un poignard. Les adversaires sont pris en sandwich, et n'attendent plus qu'une décapitation propre pour dropper quelques pièces d'or.
En fond de scène, un hibou manifestement sous l'effet d'une castro fulgurante se vautre lamentablement la gueule dans un buisson ... Le boss approche.
Dommage, Sylf ne parviendra pas à descendre de sa falaise, on relance le niveau.
Mimi gèle tout le monde, on ne comprend plus rien à ce qu'il se passe pendant que j'essaye vaguement de foudroyer un voleur.
Nikiril comprend enfin que c'est lui qui fait tomber de la glace du ciel, il est un peu noob mais c'est mignon, on va lui apprendre à ramasser les pièces.
Aasimar confond son arbalète avec une mitraillette. Dommage qu'il ne sache pas viser... Enfin il a déjà compris comment gérer son argent, c'est pas du luxe.
Dans le micro ou à côté sur le canapé, ça gueule, ça jure, ça se marre.
Tout ça, c'est Castle Crashers, un jeu XBOXlive qui se révèle tout simplement jouissif.
Irrévérencieux à souhait, fun comme un vieux jeu d'arcade, bien nerveux. Que demande le peuple ? En tout cas, moi j'y retourne ce soir.
Qui c'est qui va zigouiller tous ses copains pour rouler une grosse galoche à la princesse ? Huhuhu

14/01/2009

A demi mot


Parce que parole est d'argent, silence d'or et mon cœur à découvert, je ne peux que parler en essayant de me taire.
Alors lis sur mes lèvres, et laisse-moi la fermer, mes mains et mes yeux te raconteront ce que je n'ai pas les moyens de dire.
Pour voir, pour tout, pour rien,
Pour croire, si peu, si bien,
Chut...

05/01/2009

Langjökull


I can't feel cos I'm numb

I can't feel cos I'm numb
What's the worth in all of this?
Sing to me
So what's the worth in all of this
If the child in your head
If the child is dead
Sing to me


09/12/2008

J'assume !



J'aime bien Jeanne Mas, surtout l'album Femmes d'aujourd'hui, qui date maintenant. Je l'avais piqué à ma mère... Ça ne me rajeunit pas ça.
La boucle se boucle on dirait. Triple axel et piqué. Help...

25/11/2008

Still alive



Le jeu est sorti depuis quelques jours et ... regarder les diverses vidéos trouvées sur le net me donne de plus en plus envie de choper une manette et de l'essayer.
Que ce soit des parti-pris graphiques, sonores et musicaux, tout m'attire et me donne envie d'entrer dans cet univers, le temps de voler au-dessus des toits ... Faith attends-moi ...

Just sunshine
And blue sky
That's just how it goes
For living here

Come fire
Come fire
Let it burn and love come racing through

Oh I'm still alive
I'm still alive
I can't apologise no

03/11/2008

Comme un p'tit air


Y'en a qui rêvent du père Lachaise,
Avec un marbre, des lettres d'or
Et pour faire bien dans le décor,
Deux anges qui se disent des fadaises.

Moi, si j'canne avant mon homme,
Par un microbe qui n'a pas d'nom
Ou écrasé par un camion,
J'veux pas du ciel comme royaume.
J'veux pas du ciel comme royaume.

Je veux qu'les gars de la funèbre
Glissent mon sapin tout doucement
Sous le parquet encore vibrant
D'une série de tangos superbes.
Je veux entendre sur ma tête
Mille escarpins, mille souliers
Tourner soirée et matinée,
Tourner soirée et matinée.

Moi, si j'canne avant mon homme,
Par un microbe qui n'a pas d'nom
Ou écrasé par un camion,
J'veux pas du ciel comme royaume.
J'veux pas du ciel comme royaume.

Je veux qu'on me dépose en douce
Sous un bal de mes seize années,
Et la sciure en quelques poignées
F'ra les étoiles de la grande ourse.
En d'ssous je saurais quel orchestre
Turbine à faire de la romance,
Pour que l'amour soit en gala
La mort n'aura pas d'importance.

Moi, si j'canne avant mon homme,
Par un microbe qui n'a pas d'nom
Ou écrasé par un camion,
J'veux pas du ciel comme royaume.
J'veux pas du ciel comme royaume.

28/10/2008

Back to black


Il y a les gens qui pensent être le loup, ceux qui pensent être le chaperon, d'autres qui pensent être le chasseur. Et moi que suis-je ? Un chaperon consentant ou un loup qui s'ignore ? Dès lors que la proie est consentante, ne devient-elle pas prédateur ?

Je me défends d'être un chasseur, le rôle de chassé me convient très bien au fond. Peut-on être les deux ? On est toujours mangé par plus gros que soit... ou lorsque la boucle est bouclée par plus petit.

Et parfois l'on se demande, suis-je le chasseur ou le chassé ? C'est enivrant, cette énigme. Plus que le résultat, c'est la chasse qui plait, quand tous les protagonistes jouent le jeu. Je suis un chasseur qui voudrait s'ignorer, un chassé qui se sait épié.

Et tandis que je calculais inconsciemment, je me suis demandé comment toi tu chassais. Pas comme moi en fait, même là nous sommes différents, antipodes complémentaires, un moteur ne tourne que par oppositions successives des forces.

J'attends ma proie et chasse ton image, que je ne me lasse pas d'avoir à mon tableau. Au delà des apparences tu es la belle et je suis la bête, ou l'inverse, qui sait ?

Certainement pas ceux qui ont peur de chasser et d'être chassés, la charogne ne convient pas à la tendresse. Qu'ils nous jugent et se complaisent dans leur peur craintive, peu m'importe. L'homme est un loup pour l'homme, mais que je sois ou non une bête, vêtu de rouge ou de fourrure, le seul apte à juger de moi, c'est toi.

17/10/2008

Souvenirs souvenirs...



Il y a parfois des idées, obsédantes, qui semblent provenir des confins de l'univers pour faire un headshot. On ne s'y attend pas, on est en train de faire un truc complètement sans rapport, et sans aucune raison, paf dantgoule.

C'est ainsi qu'en train de régler des portes d'enclos un peu envahissantes (eh c'est un passe-temps comme un autre), je me suis tout à coup souvenu qu'il y a facilement une bonne vingtaine de jours en passant à côté d'un échafaudage au crépuscule avec un individu que j'identifie maintenant comme l'ami Sylf je devisais à propos d'un recueil de nouvelles intitulé "Le K" de Dino Buzzati et lui parlait d'une nouvelle que j'avais adoré et qui relatait du don d'ubiquité d'une jeune demoiselle.

Cette phrase précédente était imbuvable n'est-ce pas ? Lourde, trop chargée, pas de respirations. Si j'en enchaîne une ou deux encore comme ça, soit vous aurez mal au crâne, soit vous serez obligé de relire l'ensemble plusieurs fois. Mais je n'ai pas trouvé d'autre moyen pour essayer de retranscrire le pavé d'informations qu'un flashback apporte en un instant terriblement infîme. Surtout que ce n'est pas tout.

Car immédiatement mon premier en a généré un second, moi refermant un autre receuil de nouvelles, venant à peine de finir la lecture de cette histoire que j'aime tant, "Les Sabines" de Marcel Aymé, dans un petit livre de poche écorné, "Le Passe-Muraille". J'étais posé sur une chauffeuse complètement déformée, recroquevillé, autour de vieux livres jaunissant. Un hiver, si je me souviens bien. Un des ces après-midi finissants dans lequel la nuit s'était déjà installé. Et la honte d'avoir confondu ces deux ouvrages.

Paf effet en chaîne, "Kiss Kiss", emprunté à une prof de Français du collège en fin d'année, que je ne lui ai jamais rendu. Petit sentiment de honte de m'être attribué ce livre qui ne m'appartenait pas. Pas petit, une dizaine d'année après j'en crève encore de honte en fait. Mais elle était jolie je crois.

Et tout ça sans vous raconter les détails simultanés de toutes ces nouvelles, "Le veston", "La logeuse", les destins de Théorême, Dolfi et autres Stefano. Et Sabine, multiple, dont j'étais le seul déjà en classe à envier le destin tragique.

Si d'aventures vous souhaitiez lire ces histoires, je vais éviter d'en parler ici, mais si il y a bien un personnage duquel je me suis jamais senti aussi proche, c'est bien elle. Je veux dire, il y a énormément de personnages qu'on envie, parce qu'ils sont extraordinaires, qu'ils ont un destin plein d'aventures et d'enjeux titanesques. Mais ce personnage là, je le comprenais implicitement, j'avais énormément d'empathie... pour quelqu'un qui n'existe pas.

Bref, résultat des courses, trop d'informations d'un coup font un beau mal de crâne, tout ça pour une discussion que manifestement je n'ai jamais eue avec le breton...

C'est à en perdre son latin... J'ai pas fait latin... erf

16/10/2008

Le glisseur de la machine à café


Hier matin comme d'habitude je suis allé avec 35 centimes me chercher mon petit café à la machine à café. Un long sucré, toujours.
Ce qu'il y a de bien avec cette machine à café, c'est qu'on peut régler le degré de sucre. Bon comme il est de base sur le maximum et que ça me convient, inutile d'en rajouter, mais j'aime bien appuyer sur le bouton.

Hier matin donc, je suis arrivé devant cette machine, et tout à coup j'ai eu l'intime conviction que si j'appuyais 7 fois sur ce bouton, je passerai dans une autre dimension. Une sensation viscérale, là devant moi, se trouvait le moyen de voyager entre les dimensions.

J'ai regardé le bouton comme un con pendant une minute, et j'ai appuyé 7 fois dessus. J'ai eu la chair de poule, comme un courant électrique traversant ma colonne vertébrale. Et j'ai regardé autour de moi.



Il ne m'a pas semblé que le monde avait changé. Et pourtant peut-être que c'était le cas.
Ce matin j'y suis retourné, et dans le doute, j'ai de nouveau appuyé 7 fois sur le bouton. Toujours ce frisson...

Ok, vous avez le droit de vous moquer...

15/10/2008

Memories



Entendu ça il y a peu... Entendu ça avant aussi. Je crois me souvenir, mais n'y parviens plus. Il me semble avoir dansé avec quelqu'un sur cette chanson... Non ?

J'ai l'impression que certains de mes souvenirs sont des rêves, comment fait-on pour être certain qu'un souvenir est réel ?


14/10/2008

Limbo


Un nouveau jour se lève, s'est levé ou se lèvera, je ne sais même plus pourquoi on appelle ça un nouveau jour, tellement il est semblable au précédent.
Immortel et éphémère, comme moi, immortel jusqu'à demain. Mais j'ai perdu le fil du temps, quel jour sommes-nous ? De quelle année ?

Comme si la vie était une playlist aléatoire, toujours les mêmes morceaux qui reviennent, seul l'ordre change de temps en temps, la surprise sacrifiée sur l'autel de l'aléatoire prédéterminé.
Il manque quelque chose, mais quoi ? J'ai la flemme de chercher cette réponse, cerveau sur pause, je divague, vague à l'âme, off.

Je suis mort je crois, dans les limbes. Rien ne bouge et rien ne bougera plus. Immortel et inutile, jusqu'à ce qu'un vrai demain survienne.

J'aimerai bien rêver, mais si je ne parviens plus à rêver que lorsque je suis éveillé, c'est que je dors, non ? Alors pourquoi ne pas se réveiller... peut-être parce que je ne le peux plus ?


Dreams of loneliness...
Like a heartbeat drives you mad
In the stillnes of remembering
And what you had
And what you lost
And what you had
And what you lost


Thunder only happens when it's raining
Players only love you when they're playing
Women they will come and they will go
When the rain washes you clean you'll know


04/09/2008

Time's up


Il dort, sommeil léger, je le sens à sa respiration, je regarde, j'écoute, et n'ose bouger.
Est-ce que tu sens lorsque je te regarde ainsi ? J'en ai l'impression, tu t'étires, encore tout endormi, et tu m'attires dans tes bras. Tel le bouton rouge d'urgence, tu éteins alors toutes les alarmes, plus de doutes, je suis bien.

Mais c'est l'heure, l'électronique me le rappelle cruellement, j'éteins le réveil et retourne me nicher juste encore un peu dans tes bras.

"Tu vas être en retard" Et alors ? J'ai toujours l'impression d'être en retard de toi. Mais il faut y aller alors je m'exécutes, fusillé par le temps qui passe. Je m'habille rapidement en te regardant.
Ils dorment, sommeil léger sûrement, puisqu'en descendant les escaliers, j'entends se poser sur le parquet un pied maladroit, en direction de la salle de bain où ce matin je me suis surpris à sourire, en regardant nos deux brosses à dents dans le même verre.


02/09/2008

Unstolen Jewel

Faraway promise


Septembre arrive, noie un été trop vite passé. Le temps a accéléré et m'éloigne toujours plus de ce que j'aurai pu être. Il file entre les doigts comme l'air lorsque l'on passe sa main par la fenêtre d'une voiture en mouvement. Impalpable.

Le décor est flou, alors on essaye de fixer les détails, le blé qui s'est échappé du champ, le coquelicot frêle et fier. Mais on n'y parvient pas, et nos yeux ne nous apporte que des images vagues et cotonneuses.
Et l'on se sent vide. Pas mal ni bien, mais mal de ne pas être tout à fait bien. Incomplet.

Vivre le quotidien avec des choses qui brillent par leur absence, mais le voleur qui les a dérobées s'est aussi barré avec leur souvenir. Je me sens fantôme, immatériel. Ailleurs.

Derrière cet écran d'ordinateur froid, bougre, sinistre et moche, je suis un peu mort ce matin. J'ai dit au revoir encore une fois à ce petit bout de moi dont je ne parviens pas à faire le deuil. Ce petit bout de moi, vaillant, que je persiste encore et toujours à donner aux autres. Fatigué.

Ca fait mal et ça fait rien, poupée rangée dans la commode, je reste en vue pour rester un peu en vie. Ce n'est pas encore aujourd'hui que je finirai dans un carton de la salle 14. Je reste un souvenir vivant. Même si je laisse aux autres le soin de se rappeler de moi. Accessoire.

L'automne ne s'annonce pas trop mauvais cette année, la Toussaint approche, les morts reviendront voir les vivants parait-il, ça tombe bien, j'ai deux trois bouts de moi à ressusciter. Y a pas quelqu'un dans la salle pour m'appeler trois fois ? J'ai une rentrée à louper.


10/07/2008

In my mind

Toc toc toc

Le mur semble vibrer sous ce son incongru, qui peut bien frapper à cette heure-ci ? Personne, je le sais. Embrumé par le sommeil, je me joue des tours, et en attendant de sombrer, la pendule se fige sur l'heure zero. Le rêve, je m'en aperçois maintenant, a peut-être pris fin il y a déjà un moment. Pourquoi ? A quel moment la situation a-t-elle basculée ? Ou peut-être n'est-ce qu'une illusion ?

Toc toc toc

Qui est là ? Une idée perverse, trouble et sans forme, une de ces idées qui vous retourne le crâne, et qui, lancinante, harcèle ma conscience. Idée parasite, tentaculaire, qui viole tout. Idée destructrice, qui sème le doute partout où elle passe, qui salit tout.

Toc toc toc

Hallucination auditive, ou manifestation du doute qui croît. Les mots en boucle résonnent là ou la raison se suicide. Hésiter entre le rêve incertain et le raisonnable, là où au fond il n'y a pas d'hésitations à avoir. S'enchevêtrer encore, encore et même plus dans la toile d'une araignée fantôme, sentir ses tripes se tordre au fil d'un cheminement funeste.

Toc toc toc

Se réveiller et se dire que le courant, qu'il soit calme ou impétueux, nous mène toujours quelque part. Avoir confiance en un avenir de sable, au beau milieu d'une tempête de sentiments, faux et vrais, vrais et faux, sens dessus dessous. Tenter de préserver dans ce foutoir toutes ces fragiles petites lumières, belles et minuscules promesses endeuillées.

Toc toc toc

Hurler dans sa tête, pour que cesse ce manège qui ne ménage rien, pensées à plusieurs vitesses, tout file tellement vite dans la tempête que les idées elles-même s'effritent. Le fait même de réfléchir n'a plus de sens, tellement ridicule que le rire jaillit, fou, douloureux.

Toc toc toc

Le loup est là. Face à l'homme vaincu l'animal prend le dessus, mais l'instinct est lui aussi faussé par les bribes d'humanités, encombrantes. L'armure du chaperon, ce dernier l'a brisée lui-même pour se jeter dans la gueule de la bête. Au final elle n'aura servi à rien.

Toc toc toc

Tire la bobinette et la chevillette cherra ! Mais personne n'entre. Juste un parfum dans la pièce, que le temps efface peu à peu. Peur, j'ai peur, si peur d'oublier, si peur d'avancer, peur de regretter, peur de faire mal, peur de blesser, peur de souffrir, peur de reculer, peur de rêver, peur de me tromper, peur de stagner, peur d'être sans toi, peur d'être avec toi, peur de me perdre dans toi, peur de me perdre sans toi, peur d'être un obstacle sur ton chemin, peur de t'aimer, peur de moi, peur de lui, peur de vous, peur de tout.

Toc toc toc

J'ai ouvert la porte à un parfait inconnu, et c'est moi.

06/07/2008

Incubus


Reflet sans teint, le miroir renvoit l'image blafarde d'un sans vie. Le sang palpite pourtant encore dans ce corps, sang noir, sans âme, que des fragments.



Machine qui rêve la vie, mais n'en a pas l'usage, en a-t-elle au moins l'utilité ? Une goutte sombre perle sur la lèvre, et s'écrase sur la faïence blanche du lavabo sans le moindre son. Choc des réels, pour assouvir dans la nuit ce que le jour ne peut encore donner.



Sang tâche, sans douleur, sensation de se libérer et pourtant de s'enfermer toujours un peu plus.



Briser les sceaux, les cercles, et tout le reste... non. Rattacher le grelot, se redonner un numéro, et attendre l'évocation d'une existence en demi-teinte. Rêver la vie, et laisser aux autres le soin de donner la matérialité, la consistance. Leur laisser entrevoir une fois encore une âme qui n'est que le reflet déformé de la leur. Et se sentir réel, juste le temps du pacte, avant de retourner dans le néant.


04/07/2008

Lea Halalela

Fatshe leso
Lea halalela

Uli-buse le lizwe
Izwe lethu
Mhlaba wethu
Uli phathe Kahle
Izwe lethu
Izwe lehtu

Uzo libusa
Le lizwe
Uli buse kahle
Uzo libusa
Le lizwe
Le lizwe

Fatshe leso
Lea halalela

Uli-buse le lizwe
lzwe lethu
Mhlaba wethu
U'zuli qondise
Izwe lethu

Fatshe leso
Lea halalela

Khuluiwe Sithole